À Levallois, La Poste n’a pas été épargnée par la panne

Le bureau de poste rue Paul Vaillant Couturier ne fait pas exception: lui aussi est frappé par un bug informatique.

Le bureau de Poste de Levallois ne fait pas exception, lui aussi étant touché par un bug informatique.
Le bureau de Poste de Levallois ne fait pas exception lui aussi est par un bug informatique. Photo Hugues Garnier

De l’extérieur rien d’inhabituel. Toujours cette devanture jaune inimitable, la porte ouverte pour accueillir les clients, tous plus pressés les uns que les autres. Mais en ce lundi 9 avril, ces derniers devront prendre leur mal en patience. Une panne informatique survenue en début de journée bloque toutes les opérations aux guichets.

« Rien ne fonctionne. »

La cause exacte ? On l’ignore. Alors un seul et même discours sort ici de la bouche des employés: « Seuls les distributeurs automatiques de billets fonctionnent aujourd’hui, pour le reste il va falloir attendre. » Jusqu’à quand ? Demain ? Dans une semaine ? Peut-être plus ? Difficile à dire pour le personnel. Du côté des clients on est plus embêté qu’en colère, à l’image de François, un retraité loin d’être pressé: « J’étais venu déposer un colis à envoyer en province mais on m’explique que rien ne fonctionne. Bon ce n’est pas urgent, je repasserai demain en espérant que ça marche. »

Retour à la normale vers 17h

Pour Mathilde, venue effectuer un mandat de versement sur compte pour son neveu accidenté en Thaïlande, l’inquiétude prédomine: « Je ne sais pas comment faire, j’espère que tout rentrera dans l’ordre demain c’est urgent pour moi. » Le bug informatique a finalement été identifié en milieu d’après-midi avant d’être réparé aux alentours de 17h. Les clients pouvaient toutefois se rendre sur l’application mobile ou le site internet de La Poste au cours de la panne. Pratique. Mais pour les 8500 bureaux de France, la journée est loin d’être passée comme une lettre à la poste.

Hugues Garnier

Comment le budget de Suresnes favorise l’égalité femme-homme

Depuis 2008, la ville de Suresnes s’est engagée à faire de l’égalité femme-homme une priorité. Son arme la plus efficace ? Le budget. Retour sur 3 mesures phares.

La ville de Suresnes a reçu le Prix Territoria en 2015.
La ville de Suresnes a reçu le Prix Territoria en 2015.

Le gouvernement a fait de l’égalité femme-homme la grande cause du quinquennat. Mais, concrètement, comment atteindre cette égalité ? Depuis une dizaine d’années, la ville de Suresnes s’engage. En plus de nombreuses actions d’éducation et de sensibilisation, la mairie utilise son budget comme une arme au service de l’égalité femme-homme.

  • Le calcul du quotient familial avantage les familles monoparentales

Suresnes compte 25% de familles monoparentales, à 85% des femmes seules. Ces mères, souvent isolées, cumulent les difficultés : chômage ou travail précaire, problèmes de garde, revenus peu importants…

En 2013, la mairie a mis en place un nouveau mode de calcul du quotient familial qui les avantage. Une demi-part supplémentaire est attribuée aux familles monoparentales.

“Jusqu’ici, à revenu égal, les familles monoparentales devaient s’acquitter d’un montant plus élevé pour les services de la ville. Nous voulons plus d’équité.”

Le maire, Christian Dupuy (LR), au Parisien.

Conséquence ? La cantine, le périscolaire et certaines activités extra-scolaires sont moins chères pour les familles monoparentales. Un vrai coup de pouce pour les mères isolées.

Gunilla Westerberg-Dupuy est adjointe au maire de Suresnes, déléguée à l’égalité homme-femme. Cette suédoise d’origine est très active sur ces questions. 

 

  • Conditionner les subventions des activités sportives

Comment développer le sport féminin ? La ville de Suresnes a trouvé la solution. Les clubs sportifs doivent atteindre certains objectifs en termes de développement du sport féminin pour toucher leurs subventions.

Résultat ? Les clubs de football et rugby ont désormais des équipes féminines. Et parmi les licenciés d’un club sportif à Suresnes en 2015, 39% sont des femmes.

 

  • Atteindre la parité pour l’attribution des aides destinés aux jeunes

La ville de Suresnes réalise des statistiques sur l’attribution des aides destinées aux jeunes : BAFA et permis de conduire. L’objectif est d’atteindre la parité.

La bourse au permis de conduire a longtemps été attribuée majoritairement aux hommes : à 90%. C’est désormais du 50/50.

Finalement, « c’est une question de volonté politique » assure Mme Westerberg-Dupuy. L’adjointe au maire espère que ces mesures seront généralisées.

 

Camille Sarazin

A l’Assemblée, Elisabeth Borne défend la réforme de la SNCF

Les débats en première lecture du projet de loi du « nouveau pacte ferroviaire » se sont ouverts lundi à l’Assemblée nationale. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a défendu une réforme « impérative » du système ferroviaire.

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© EU2017EE Estonian Presidency

Devant les députés, et un banc LR quasiment vide, Elisabeth Borne a défendu le projet gouvernemental de refonte de la SNCF. Et a rendu coup pour coup. La ministre a demandé à ce que le débat s’élève et se déleste des « fantasmes et des contre-vérités qui le polluent ».

En mettant en avant la situation financière catastrophique devenue le « boulet » de l’entreprise publique, Elisabeth Borne a réaffirmé la nécessité absolue de conduire sa réforme. « Si nous proposons à la Nation un nouveau pacte ferroviaire, c’est parce qu’une réforme du rail est impérative« , a-t-elle déclaré à l’ouverture des débats en première lecture sur le projet.

Face à l’hémicycle, l’ancienne directrice de la RATP a de nouveau souhaité « un dialogue sincère et constructif« .

Non loin de là, plusieurs centaines de cheminots et sympathisants, dont des députés communistes et Insoumis, s’étaient rassemblés sur l’esplanade des Invalides pour défendre « l’avenir du service public ferroviaire », au quatrième jour d’une grève très médiatisée.

 

Caroline Quevrain avec l’AFP

Les magistrats se mobilisent contre la réforme de la justice

Une mobilisation nationale est prévue mercredi.
Une mobilisation nationale est prévue mercredi.

« Nous refusons ce projet d’une justice illisible, déshumanisée et privatisée », résument plus de 250 magistrats dans une lettre ouverte à la ministre de la Justice et au Premier ministre, à laquelle a eu accès l’AFP lundi 9 avril 2018. Ceux qui travaillent majoritairement dans des tribunaux d’instance, présenteront la missive au conseil des ministres mercredi 18 avril. Ils s’inquiètent de la fermeture de ces lieux de justice de proximité dans le cadre de la réforme de la justice.

La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, assure que ce ne sera pas le cas, mais les signataires voient les choses tout autrement : « On ne fermera pas les tribunaux d’instance, ils deviendront des chambres détachées du tribunal de grande instance que l’on appellera « tribunaux d’instance ». Ils prévoient aussi des délais de traitement rallongés « puisque l’on y affectera de moins en moins de magistrats et de greffiers ».

« Pire encore, il est question d’acter la suppression de la spécialisation des juges d’instance », poursuivent-ils dans la lettre ouverte. La ministre de la Justice affirme qu’il n’y aura pas de réduction d’effectifs. Elle reconnaît en revanche que « statutairement il n’y aura plus de juge spécialisé ».

Une mobilisation nationale est prévue mercredi. A Paris, les manifestants se réuniront place du Châtelet à 14h.

Solène Agnès avec AFP