Ce lundi, le président de la République était invité par l’Église catholique de France dans une réception inédite par son ampleur. Face à 400 personnalités du monde clérical, Emmanuel Macron a tenu un discours cherchant à renouer le “dialogue” avec la première religion de France… Une vision qui a suscité de vives polémiques, notamment chez les partisans de la France Insoumise, qui dénoncent une enfreinte à la loi de 1905 sur la neutralité de l’État. Deux visions s’affrontent.
Les propos d’Emmanuel Macron devant des personnalités cléricales ont suscité la polémique.
La chaîne américaine CNN a révélé qu’un haut-fonctionnaire du syndicat national des travailleurs australiens a créé et géré une fausse page dédiée au mouvement « Black Lives Matter ». Une escroquerie qui lui a permis de lever 100.000 dollars.
Le mouvement afro-américain « Black Lives Matter » milite contre les violences et le racisme systémique subi par les Noirs. Crédits : CC
L’escroquerie fait sévèrement grincer des dents. La chaîne américaine CNN a révélé mardi 10 avril qu’Ian Mackay, vice-président du syndicat national des travailleurs australiens (NUW), est à l’origine de la page Facebook principale du mouvement « Black Lives Matter » (en français « Les vies des Noirs comptent »). Ce mouvement militant afro-américain, né en 2013, se mobilise contre les violences et le racisme systémique envers les Noirs. La page en question date de 2015 et compte désormais 700.000 abonnés, soit un peu plus du double de la page officielle du mouvement. Le hic ? Ian Mackay est un homme blanc non lié au mouvement, et qui a profité de la cause pour amasser quelque 100.000 dollars, dont une partie a été reversée sur des comptes bancaires australiens.
La page a depuis été clôturée
La révélation de l’escroquerie a entraîné la suspension d’Ian Mackay du syndicat national des travailleurs australiens, et la page a été fermée par Facebook. Le NUW a déclaré dans un communiqué retransmis par le Guardian qu’une enquête sur les allégations portées à l’encontre d’Ian Mackay et d’une autre personne impliquée dans l’affaire était ouverte.
Difficultés dans les relations avec les services publics, défense des droits de l’enfant… Le rapport publié ce mercredi montre une augmentation des saisines en 2017.
Jacques Toubon, défenseur des droits. Crédit : Wikimedia Commons
Avec plus de 140 000 demandes d’intervention, près de 94 000 dossiers de réclamations et quelque 51 000 appels aux plateformes de conseil, les réclamations auprès du Défenseur des droits Jacques Toubon ont connu une hausse de 7,8% en un an, et de 17,3% depuis 2015, selon le rapport dont l’AFP a obtenu copie. Difficultés dans les relations avec les services publics, défense des droits de l’enfant mais également protection des lanceurs d’alerte, nouvelle mission du défenseur des droits, les sujets à traiter n’ont pas manqué.
« Replis identitaires, relégations sociales, culturelles et économiques, des discriminations (qui) continuent » : les maux de la société sont nombreux, a souligné mercredi matin Jacques Toubon au micro de France Inter. Au-delà de cette analyse globale, le Défenseur des droits a tenu à alerter les auditeurs de Nicolas Demorand sur plusieurs points.
« Un retrait des services publics »
« Le pays souffre d’un retrait des services publics », a-t-il estimé, relevant que « l’accès au droit semble plus difficile, plus complexe et plus rare » dans certaines régions. La dématérialisation des documents et l’usage devenu indispensable d’Internet pour les démarches administratives ne sont pas suffisants pour pallier la fermeture des services. Ainsi, le Défenseur des droits s’alarme dans son rapport de la « marginalisation probable des personnes les plus vulnérables touchées par la fracture numérique ». Les relations entre usagers et services publics concernent différentes institutions : les CAF (Caisses d’allocation familiale), les CPAM (Caisses primaires d’assurance maladie), le Pôle Emploi, le RSI (Sécurité sociale des indépendants) ou encore l’Urssaf, indique le rapport d’activités de cette institution indépendante de l’Etat, créée en 2011.
Un état d’urgence permanent ?
Jacques Toubon a évoqué une « ère de la suspicion » en rappelant ses désaccords avec la loi antiterroriste promulguée fin 2017, qui instaure une partie des mesures de l’état d’urgence dans le droit commun. « On a le sentiment qu’il y a un code pénal et à coté de cela, pour le terrorisme, non défini précisément, un droit administratif pour lutter contre le terrorisme. Mon inquiétude est que l’on soit là dans un domaine où l’équilibre entre la liberté et la sécurité ne soit pas garanti » a-t-il prévenu.
La loi « asile et immigration », un texte déséquilibré
Le texte de loi qui doit s’appliquer aux migrants, et qui divise au sein même de la majorité, « n’est pas indispensable » selon Jacques Toubon. Le Défenseur des droits appelle à prendre les choses « froidement » et à « ne pas faire du phénomène migratoire un drame alors qu’on pourrait le traiter par l’accueil, l’hébergement. »
Alors que les 21ème Jeux du Commonwealth ont lieu en ce moment à Gold Coast (Australie) jusqu’au 15 avril, cinq athlètes camerounais sont portés disparus.
Cinq athlètes camerounais participant aux Jeux du Commonwealth à Gold Coast (Australie) ont disparu, a annoncé mercredi la délégation qui craint une défection pour ne pas rentrer au Cameroun où l’armée et des séparatistes anglophones s’affrontent depuis plusieurs mois.
Les trois haltérophiles Olivier Matam Matam, Arcangeline Fouodji et Petit Minkoumba, ainsi que les boxeurs Christian Ndzie Tsoye et Simplice Fotsala ont disparu depuis mardi et auraient pris la fuite, a indiqué à l’AFP l’attaché de presse de la délégation Simon Molombe, précisant que la police australienne avait été informée.
« Nous n’avons aucune idée d’où ils se trouvent. Nous n’avions aucune raison de craindre qu’une telle chose n’arrive« , a déclaré Simon Molombe. « Leurs coéquipiers nous ont dit qu’ils étaient partis, a-t-il ajouté. Nous prions pour que cela n’arrive plus et nous faisons tout ce que nous pouvons pour que cela n’arrive plus« .
Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se produit. En 2012, par exemple, pas moins de sept athlètes camerounais avaient disparu du village olympique de Londres. Lors des Jeux olympiques de Sydney 2000, plus de 100 athlètes de nationalités diverses étaient restés en Australie après l’expiration de leur visa.
Les organisateurs australiens des Jeux du Commonwealth, compétition sportive regroupant à l’origine les meilleurs athlètes de l’ex-empire britannique, ont appelé les athlètes à respecter les lois.