Blessés en Iran : les forces de l’ordre ouvrent le feu sur des manifestants

Plusieurs personnes ont été blessées en Iran après que les forces de l’ordre aient ouvert le feu lors d’une manifestation, selon des groupes de défense de droits de l’homme. L’une de ces groupes a diffusé des images de personnes blessées avec des bruits de tirs, déclarant que 25 individus ont été touchés au cours de la répression de cette manifestation anti-régime.

Les manifestations ont éclaté jeudi 1er juin 2023 à Abdanan, dans la province d’Ilam peuplée de Kurdes. Elles sont liées au décès de Bamshad Soleimankhani fin mai alors que le jeune homme de 21 ans sortait de prison. Lorsqu’il a été relâché, sa famille a constaté qu’il avait de la mousse dans la bouche et elle l’avait donc transporté à l’hôpital. Les médecins ont enregistré de multiples fractures sur son corps et des brûlures de cigarette. Pour eux, le défunt aurait succombé de ses blessures, des blessures endurées pendant la détention.

Selon Hengaw, l’une des organisations de défense des droits, Bamshad Soleimankhani est un soutien au mouvement d’opposition. Les raisons pour lesquelles le jeune homme a été arrêté restent inconnues à l’heure actuelle.

Yara EL GERMANY / afp

Sommet des Brics : l’Afrique du Sud évite la question russe

Ce vendredi, l’Afrique du Sud a esquivé des questions sur la potentielle venue de Vladimir Poutine dans le pays. Au Cap, la capitale, une réunion avec des représentants diplomatiques des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) en vue du prochain sommet en août 2023, a lieu actuellement.

A l’occasion du sommet, le président russe a officiellement été convié par Pretoria à se rendre dans le pays. L’invitation a été formulée avant qu’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) visant M. Poutine ne soit ordonné.

En tant que membre de la CPI, l’Afrique du Sud est théoriquement censée arrêter le président russe s’il entrait sur son sol. Néanmoins, depuis le début de la guerre en Ukraine, Pretoria refuse de condamner Moscou, souhaitant maintenir leur neutralité, et conserver de bonnes relations avec la Russie.

« Nous ne pouvons pas permettre qu’un conflit dans une partie du monde remplace l’ambition d’éradiquer la pauvreté dans le monde, le plus grand défi mondial« , a déclaré la ministre des Affaires étrangères sud-africaine, Naledi Pandor. Depuis le début du conflit, l’insécurité alimentaire est croissante dans les pays pauvres, notamment en Afrique, en raison de l’augmentation du prix des denrées alimentaires.

Emma Larbi / AFP

Nucléaire : les Etats-Unis prêts à maintenir leur désarmement si la Russie « fait de même »

Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, a réaffirmé vendredi 2 juin la volonté de Washington de limiter son nombre de têtes nucléaires si la Russie en faisait autant.

Ce désarmement bilatéral est organisé par le traité New Start datant de 2010, qui remplaçait Start I, signé en 2002. Malgré les tensions liées à la guerre en Ukraine, New Start est toujours en vigueur jusqu’à 2026. Jake Sullivan a également fait part de l’intention de travailler à un nouveau sur un traité passée cette date, et à y inclure la Chine.

Benjamin Milkoff/Afp

Norvège : nouvelle action coup de poing contre des éoliennes illégales

600 jours après une décision de justice déclarant illégales le maintien en activité de 151 éoliennes en Norvège, celles-ci sont toujours en fonctionnement. En signe de protestation, des dizaines de militants écologistes ont bloqué vendredi à Oslo l’accès au bureau du Premier ministre. Les militants disent vouloir camper sur place jusqu’à samedi et disposent de chaînes et de cadenas pour s’enchaîner au cas où la police chercherait à les déloger. Cela fait une semaine déjà qu’ils protestent.

La Cour suprême norvégienne, la plus haute instance judiciaire du pays, avait conclu le 11 octobre 2021 que deux parcs d’éoliennes érigés sur la péninsule de Fosen bafouaient le droit de familles de la minorité samie à pratiquer leur culture, en l’occurrence l’élevage de rennes, un droit garanti par un texte de l’ONU. Le gouvernement a demandé des expertises complémentaires dans l’espoir de trouver des mesures susceptibles de permettre une coexistence entre éoliennes et élevages de rennes.

Fanny Séguéla / AFP