Coupe du monde de Rugby : cette fois, les Gallois n’ont pas à craindre les Fidjiens

Il y a 12 ans à Nantes, les Fidjiens avaient éliminé les Gallois après un match épique. (Frank PERRY / AFP)

Le Pays de Galles affronte les îles Fidji ce mercredi à 11h45.

C’est un calendrier chargé qui attend les Gallois pendant les douze prochains jours. Dix jours après leur victoire contre l’Australie ( 29- 25) dans une sorte de finale de la poule D, le XV du poireau affronte ce mercredi (11h45) les îles Fidji, pour officialiser son billet pour les quarts de finale qui se joueront dans une semaine. Mais avant cette échéance, il faudra également se défaire de l’Uruguay dimanche afin d’assurer pour de bon la première place du groupe.

Un match épique il y a 12 ans

Pas de mauvaise surprise à redouter donc cette fois pour les Gallois. Il y a 12 ans en France,  les Fidji avaient livré un match épique face au Pays de Galles (victoire 38- 34 lors de la dernière rencontre de poule), pour s’offrir une place en quarts de finale. Mais pour espérer se qualifier cette année pour le tour suivant, les Flying Fidjians devront compter sur un enchainement de circonstances : battre les Gallois et tabler sur une défaite du XV du poireau face à l’Uruguay dimanche. Voire un revers de l’Australie face à la Géorgie vendredi.

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Man City, Playoffs NBA, Djokovic … : le récap’ sportif du week-end

Dernière ligne droite des championnats européens de football, playoffs en NBA, début du Giro, Grand Prix d’Espagne, sprint final du Top 14, Masters 1000 de Madrid et Mondiaux de relais : le week-end de sport a encore été chargé. La rédaction du Celsa fait le point sur les résultats sportifs majeurs des deux derniers jours.
Après avoir remporté dimanche le Masters 1000 de Madrid, le Serbe Novak Djokovic fait figure de favori à moins de deux semaines de Roland Garros. Source : Wikipédia

 

  • Manchester City garde son titre de champion d’Angleterre

En course avec Liverpool en Premier League, le tenant du titre jouait sa conservation dimanche après-midi lors de la dernière journée sur le terrain de Brighton. D’abord menés au score, les Citizens de Pep Guardiola se sont finalement imposés 4 buts à 1 pour remporter d’affilé un deuxième titre de champions d’Angleterre, une première depuis le triplé des rivaux Manchester United entre 2006 et 2009. Les Reds de Jürgen Klopp terminent donc deuxième, à un point du leader en ayant également gagné face à Wolverhampton avec un doublé de Sadio Mané qui finit ainsi meilleur buteur du championnat avec 22 réalisations, à égalité avec son coéquipier Mohamed Salah et l’attaquant d’Arsenal Pierre-Aymeric Aubameyang.

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  • Lyon remporte le derby des Olympiques

En ligue 1, l’affiche du week-end opposait l’Olympique Lyonnais face à l’Olympique de Marseille au stade de l’Orange Vélodrome. Ce sont les joueurs de Pep Genesio qui sont sortis vainqueurs de cette confrontation avec un score fleuve de 3 buts à 0 grâce notamment à un doublé de Maxwell Cornet. Au classement, l’OL valide un peu plus sa place sur le podium, derrière Lille et le PSG, et donc son ticket pour l’Europe la saison prochaine. L’OM, à la sixième place s’en éloigne de son côté, à seulement deux journées de la fin du championnat.

 

 

  • Le suspens reste entier en Allemagne

Franck Ribéry devra attendre la dernière journée de Bundesliga pour éventuellement devenir le joueur le plus titré de l’histoire du championnat allemand. En concédant le nul face à Leipzig, le Bayern Munich maintient les chances du dauphin, le Borussia Dortmund qui a arraché la victoire dans les arrêts de jeu contre Düsseldorf. En cas de défaite des Bavarois et de victoire des jaunes et noirs lors de la prochaine journée, Dortmund sera donc sacré champion d’Allemagne, sept ans après le dernier titre du club.

 

  • La course à l’Europe continue en Italie

Si Naples et la Juventus sont d’ores et déjà assurées de jouer la Ligue des Champions l’année prochaine, pas moins de six clubs italiens sont toujours à la bataille pour les places restantes y compris l’Atalanta Bergame qui complète le podium avec 65 points. Avec sa victoire 2 buts à 0 contre Turin ce week-end, l’AS Rome pointe à la sixième position, à deux points seulement de la quatrième, dernière place qualificative pour la Ligue des Champions et actuellement occupée par l’Inter Milan qui affronte ce soir le Chievo Vérone. Le club romain est à égalité avec l’AC Milan qui est reparti de Florence avec les trois points après une courte victoire (1-0) contre la Fiorentina. Torino et la Lazio Rome, respectivement septième et huitième, peuvent toujours prétendre à une éventuelle place en Europa League.

 

  • Le Real de Zizou attend avec impatience le mercato, le Barça aussi

La fin de saison compliquée des Merengues se poursuit. Les Madrilènes ont été défaits par la Real Sociedad avec une défaite 3 buts à 1. Alors que plusieurs départs semblent déjà actés après cette saison blanche, le club va devoir s’en remettre à un mercato estival dynamique pour regonfler son effectif. Une enveloppe d’un demi-milliard d’euros aurait été mise à disposition de Zinédine Zidane et des grands noms du football européen circulent déjà, tels qu’Eden Hazard ou Paul Pogba. Du côté de la Catalogne, le FC Barcelone s’est imposé facilement face à Getafe (2-0) pour le dernier match de la saison au Camp Nou. Une bien maigre consolation après la débâcle de mardi dernier en demi-finale de Ligue des Champions et la remontada de Liverpool. Cette élimination devrait sensiblement activer le mercato d’été du club catalan.

 

  • Les deux finales de conférences des playoffs sont connues en NBA

Après les qualifications faciles des Bucks de Milwaukee face aux Celtics de Boston à l’est et des Golden State Warriors contre les Rockets de Houston à l’ouest, les deux dernières équipes se sont hissées cette nuit en finale de Conférence : il s’agit des Raptors de Toronto et des Blazers de Portland. Les premiers sont venus à bout des Sixers de Philadelphie grâce au premier buzzer-beater d’un septième match dans l’histoire des playoffs. Ce panier de la gagne a été inscrit par le joueur clé de la franchise, Kawhi Leonard, transféré l’été dernier en provenance des Spurs de San Antonio. Les seconds sont parvenus à remonter un retard de 17 points contre les Nuggets de Denver pour arracher la dernière place en finale de conférence ouest.

 

  • Novak Djokovic se rassure sur terre battue, à deux semaines de Roland Garros

À Madrid, Novak Djokovic a balayé tous les doutes. Sans lâcher le moindre set, il s’est imposé face à Stéfanos Tsitsipas (6,3 ; 6,4), vainqueur contre Rafael Nadal en demi-final. Le joueur serbe remporte ainsi le 74ème titre de sa carrière et le 33ème en Master 1000, égalisant le record de Rafael Nadal.

  • Les Saracens sur le toit de l’Europe

La finale de Champions Cup opposait irlandais et britanniques. Tandis que le Leinster menait 10-0 à la mi-temps, c’est bien le Saracens qui remporte cette finale 10-20, d’une intensité rare. Ces derniers restent invaincus en Europe cette saison et remportent leur troisième titre européen en quatre ans.

  • Clermont-Ferrand remporte la finale 100% française de Challenge Cup

Vendredi soir la finale de la petite coupe d’Europe opposait Clermont-Ferrand à La Rochelle. Cette finale franco-française a été facilement remporté par les Clermontois (36-16), qui ont soulevé leur troisième trophée européen au St James Park de Newcastle.

 

  • Pascal Ackermann remporte la deuxième étape du Giro d’Italie

Vainqueur de la deuxième étape du Giro d’Italie, l’Allemand Pascal Ackermann s’est facilement imposé au sprint final face à des adversaires de renom comme Elia Viviani, le champion d’Italie, l’Australien Caleb Ewan (3e) et le Colombien Fernando Gaviria (4e). Le Slovène Primoz Roglic conserve toujours le maillot rose de leader.

  • Victoire de Lewis Hamilton au Grand Prix d’Espagne

Lewis Hamilton a remporté ce dimanche le 76e Grand Prix de sa carrière, en s’imposant en Espagne. Auteur d’une course maîtrisée après un excellent départ, Lewis Hamilton a pris la tête dès le premier virage pour ne plus lâcher sa position jusqu’à la ligne d’arrivée. Avec cette victoire, le Britannique reprend la tête du championnat. 

 

  • Victoire française au relais 4×200 féminin aux Mondiaux d’athlétisme

L’équipe de France féminine de relais 4x200m, composée de Carolle Zahi, Estelle Raffai, Cynthia Leduc et Maroussia Paré s’est imposée en finale des Mondiaux de relais à Yokohama (Japon). Victorieuses en 1’32 »16, record de France amélioré d’un centième, les Françaises ont devancé les équipes de Jamaïque (3e) et de Chine (2e).

 

 

Timothée Talbi 

Accompagner les jeunes et protéger leur santé

L’union des joueurs de rugby a été créée en 1998.

Le syndicat national de joueurs de rugby Provale, créé en 1998, offre notamment un suivi juridique et médical à ses quelque 500 adhérents, entre témoignages et conseils d’anciens auprès des plus jeunes et accompagnement à la reconversion des joueurs en fin de carrière. “On insiste auprès des jeunes sur le fait que le corps est leur outil de travail et qu’il faut prendre soin de soi, explique son vice-président Laurent Semperé, joueur au Stade Français. Dans la culture de ce sport, il n’est pas admis de dire quand on a mal. On pense que pour se dépasser, il ne faut pas parler de ses souffrances.”

La structure veille particulièrement à ce que les joueurs préservent leur intégrité physique et alerte sur les dangers, notamment en organisant une à deux visites annuelles dans les clubs. “Les jeunes que l’on forme découvrent souvent les risques. Lorsqu’un joueur confirmé apporte son témoignage, cela a du poids car il connaît le fonctionnement du système de l’intérieur.” L’organisation insiste également sur l’importance de ne pas délaisser une formation scolaire parallèle à la pratique sportive.

 

A.H. & M.L.

Thomas Poitrenaud : « avoir été sportif de haut niveau, c’est avoir l’esprit d’équipe pour les entreprises »

Crédit photo : Laurent Dard
Crédit photo : Laurent Dard

La reconversion est une période délicate dans la vie d’un sportif de haut niveau. Surtout lorsqu’elle arrive prématurément. Thomas Poitrenaud, ancien joueur au Tarbes Pyrénées Rugby, a dû mettre fin à sa carrière à 29 ans, après une blessure au genou. Il nous raconte comment il est passé du terrain aux bureaux d’une entreprise d’événementiel.

 

Vous avez vécu deux blessures successives au genou, et avez décidé de mettre fin à votre carrière. Étiez-vous paré à cette éventualité  ?

Je n’irais pas jusque-là. Mais parallèlement à ma carrière, j’avais continué mes études assez longuement, j’avais fait un master 2 en génie civile et infrastructures, et ensuite une école de commerce. J’avais donc un bagage universitaire correct. J’avais décidé de continuer mes études surtout parce que, de toute façon, une carrière de rugbyman est courte. Même dans le meilleur des cas, à 32 ou 33 ans, il faut basculer vers autre chose. En l’occurrence, la blessure on sait que ça peut aussi mettre un terme prématuré à une carrière. C’était un peu en prévision des deux cas. Je savais que ça allait me servir à un moment donné.

Je me suis rendu compte à ce moment-là des bienfaits d’avoir poursuivi mes études. Sans ce bagage-là, j’aurais été beaucoup plus en stress et inquiet.

Comment avez-vous vécu cette transition entre le terrain et la reconversion ?

Il y a eu plusieurs phases. Au début, il a fallu faire le deuil du rugby, ce qui n’a pas été évidence, parce que j’ai arrêté un peu « salement » : sur une blessure, à trois matchs de la fin d’une saison où en plus le club descendait, pour des raisons financières. Du jour au lendemain, vous vous retrouvez un peu tout seul, vous êtes à la recherche d’un club, mais vous n’avez plus de genou, vous y croyez sans trop y croire. Vous n’avez plus de contact avec le milieu du rugby. Mais ça fait aussi partie du jeu. Quand on n’est plus dedans, on n’est plus dedans, c’est comme ça.

Après, on commence à se projeter un peu vers la suite. Il fallait bien passer à autre chose. Des projets ont commencé à se concrétiser. Je me suis projeté sur ma recherche d’emploi. Ce s’est fait naturellement finalement, il n’y a pas eu de déclic, où je me suis dit, « ça y est, c’est derrière moi ». Aujourd’hui, ça me manque encore. Mais maintenant, je le vois sans tristesse. Je suis content de regarder mais anciens potes jouer, je n’ai pas de regret, d’aigreur.

Après deux blessures au genou, Thomas Poitrenaud a dû abandonner sa carrière de rugbyman.

Une fois votre décision prise, comment avez-vous trouvé votre nouvel emploi ?

Pendant ma rééducation, j’ai décidé de faire un bilan de compétences. Pour voir où j’en étais. Ça m’a aidé à basculer plus facilement dans ma recherche de travail. Il y a eu trois ans entre le moment où j’ai arrêté mes études et le moment où je me suis blessé, pendant lesquelles je n’ai fait que du rugby. Donc malgré tout, on déconnecte.

Entre faire des études dans un domaine et y travailler derrière, parfois, il y a un monde. D’ailleurs, j’ai fait du génie civil et je me suis rendu compte que ce n’était pas fait pour moi. Heureusement, j’avais cette école de commerce qui m’ouvrait d’autres portes.

J’ai eu de la chance de ne pas avoir à trop gamberger là-dessus, puisque j’ai trouvé du travail assez facilement. Je suis chef de projet dans une agence qui produit des événements publics et privés. J’ai signé officiellement mon CDI au bout de deux mois de recherche, à la fin de mon arrêt de travail. Ça fait maintenant six mois que je suis « dans la vie réelle ».

Être un ex joueur professionnel, est-ce un atout ou une faiblesse sur le marché du travail ?

Dans mon cas, j’ai eu des avis plutôt positifs. Être sportif de haut niveau, c’est un gage pour les entreprises d’avoir quelqu’un qui a l’esprit d’équipe, l’envie de réussir. Quand on devient pro, c’est qu’on a travaillé, il n’y a jamais rien sans rien. Et puis, aujourd’hui, il y a des liens de plus en plus forts, des passerelles qui se font entre les milieux du sport de l’entreprise, qui cherchent de plus en plus à retrouver dans leurs services l’esprit qu’on peut avoir dans une équipe de sport de haut niveau, avec cette volonté de gagner, de s’améliorer.

Mais la limite, c’est que les entreprises recherchent souvent quelqu’un avec un minimum d’expérience, et les sportifs ne l’ont pas. Quand on est pro, c’est notre métier et on ne fait que ça. Après, tout dépend du type de travail que vous cherchez. Moi, je cherchais des postes avec un certain bagage universitaire. Quand vous vous retrouvez face à des gens qui ont le même niveau universitaire que vous, mais qu’ils ont déjà deux ou trois années d’expérience, la balance va pencher en leur faveur. Une fois qu’on est à armes égales sur l’expérience en revanche, le fait d’avoir été sportif de haut niveau dans un première vie, c’est un gros atout.

Votre situation financière a-t-elle changé avec votre nouvelle vie ?

On n’a pas des salaires non plus mirobolants en deuxième division, ce n’est pas le niveau du top 14. J’ai eu une baisse de salaire, c’est sûr, mais pas au point de bouleverser ma vie. C’est certainement plus dur à accepter pour les joueurs qui gagnent 20 000 euros par mois.

Source : Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion de la Fédération Française de Rugby

Propos recueillis par Emilie Salabelle

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