Européennes : Marine Le Pen a proposé à Eric Zemmour la 3e place de la liste RN

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L’essayiste a été approché par Marine Le Pen pour les européennes. / Flickr

Marine Le Pen a répondu lundi à L’Express qui affirmait que la présidente du Rassemblement national avait proposé à Eric Zemmour la tête de liste aux élections européennes. Elle dément l’information mais précise lui avoir proposé la troisième place.

L’Express dévoilait récemment qu’à l’occasion d’un déjeuner en novembre 2018, Marine Le Pen avait demandé à Eric Zemmour de conduire sa liste aux élections européennes du 26 mai. Quelque semaine plus tard, elle se serait ravisée et l’aurait informé que la liste du RN serait finalement Jordan Bardella.  La présidente du Rassemblement national a tenu à répondre à l’hebdomadaire.

« Non je n’ai pas proposé à Éric d’être tête de liste mais 3e. Il pourra vous le confirmer, » a tweeté la cheffe du RN.

Une proposition que le polémiste a déclinée. « Tête de liste, j’aurais davantage réfléchi », a-t-il déclaré à L’Express. Il confirme néanmoins à l’AFP que les proches de Marine Le Pen « (lui) avaient proposé la tête de liste ».

L’essayiste habitué des polémiques a également été approché par le président du parti Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Celui-ci, lui avait également proposé le troisième place de sa liste qui a « refusé », selon l’ancien allié de Marine Le Pen à la présidentielle.

Sylvia Bouhadra

Mouvement social des cheminots : Marine Le Pen appelle à une « gratuité des transports » plutôt qu’à la grève

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La présidente du Front national a appelé les cheminots a une « grève de la gratuité » à la place du mouvement social de deux jours sur cinq actuellement en cours.

Marine Le Pen a suggéré ce mardi 10 avril sur RTL que les cheminots rendent « gratuits » les transports au lieu de faire grève. Le Front national avait auparavant critiqué le choix des syndicats de la SNCF de mettre en place une grève « perlée », de deux jours sur cinq pendant trois mois. « Je leur demande de réfléchir à une autre forme d’action qui permettrait (…) d’exprimer leur mécontentement, que je partage, et en même temps de ne pas avoir de conséquences trop lourdes pour nos compatriotes les plus modestes », a déclaré la présidente du Front national. « Je comprends tout à fait la position des cheminots, et je défends la vision qu’ils portent de la SNCF, service public au sens plein et entier. Mais il est évident qu’il y a aujourd’hui des gens qui ont des pertes de salaires liées à cette grève ».

 

La dirigeante frontiste n’est pas la première à émettre l’idée d’une « grève de la gratuité ». Mais, interrogé sur LCI le 4 avril, David Wehrli, secrétaire fédéral de SUD-Rail – syndicat qui prend part au mouvement social – avait expliqué qu’elle était impossible : « Nous sommes pour la grève de la gratuité, mais légalement, nous n’avons pas le droit. Cela nous a été rappelé par l’entreprise à plusieurs reprises. Les contrôleurs ont notamment l’obligation de faire leur ronde. Sinon, nous ferions une grève de la gratuité dans les minutes qui viennent. »

Axelle Bouschon (avec AFP)

Reconnaissance du drapeau européen: Dupont-Aignan réclame un référendum

Le leader de Debout la France a fustigé la volonté d’Emmanuel Macron de reconnaître le drapeau européen au sein de l’Assemblée nationale. Il demande un référendum sur cette question.

crédits : phl59
Crédits : phl59

Le président de Debout la France a réclamé un référendum après l’annonce, faite mardi par Emmanuel Macron, de reconnaître le drapeau européen. « Les Français avaient clairement dit ‘non’ à cette proposition qui se trouvait au coeur de la Constitution européenne », a estimé Nicolas Dupont-Aignan dans un communiqué. Selon lui, « seul le peuple peut défaire ce qu’il a tranché par référendum ». Plusieurs figures de la droite et de l’extrême-droite se sont également insurgées contre l’annonce présidentielle. Cette dernière a pour effet d’empêcher le retrait du drapeau européen de l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Le chef de l’Etat, ouvertement pro-européen, souhaite la mettre en place dès le prochain sommet de l’Union européenne.

Il s’agit en fait de signer la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne, qui dispose notamment que « le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu (…) continuera d’être le symbole de l’appartenance commune des citoyens à l’UE et de leur lien avec celle-ci ».

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a considéré mercredi sur Twitter qu’il s’agissait du « dernier clou sur le cercueil du ‘non’ de 2005 », en accusant le chef de l’Etat d’agir « en valet de l’UE ».

Le vice-président du parti d’extrême-droite, Louis Aliot, a pour sa part considéré que la reconnaissance du drapeau « (demandait) une modification de la Constitution ».

Chez Les Républicains, le député Julien Aubert a déploré dans un tweet que le président de la République fasse « un pas de plus vers le fédéralisme ».


La semaine dernière, les députés LFI avaient déposé un amendement prévoyant que « seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore (…) et le drapeau de l’Organisation des Nations unies », revenant à éliminer le drapeau étoilé de l’Europe, qui y trône depuis 2012.

Emmanuel Macron a répondu mardi qu’il serait « bien maintenu ».

Ambre Lepoivre

Présidentielle : Marine Le Pen recule sur l’âge de départ à la retraite

Marine Le Pen a annoncé mercredi que le retour de la retraite à 60 ans ne serait pas possible sans le « retour à l’emploi ». En direct sur « Facebook Lounge » et LCI, la candidate du Front national a expliqué que la retraite avec 40 annuités de cotisations serait effective « probablement vers la fin du quinquennat ». Jusqu’ici son programme prévoyait que cette mesure serait effective dans «  les deux premiers mois de son mandat ».

Mais Marine Le Pen a rétropédalé expliquant désormais que le retour à l’emploi était nécessaire. « On culpabilise souvent les Français en disant ‘ça coûte une fortune’…. En réalité, ça coûte 17 milliards d’euros. »

Une reculade qui était prévisible car Marine Le Pen laissait ouverte la possibilité d’un allongement de la durée du travail. « Si, en ayant fait tous (ces efforts), on s’aperçoit qu’il y a encore un problème avec le système des retraites, je me tournerai vers les Français et je leur dirai ‘J’ai fait tout ce qui est nécessaire, là je suis obligée de me tourner vers vous pour faire un effort’« , avait-elle déclaré en mars.

Ce recul n’est pas le premier. Le wee-end dernier, Marine Le Pen avait nuancé son projet de sortie de l’euro lors de son accord avec Nicolas Dupont-Aignan. Comme en témoigne la réaction du maire LR de Bordeaux, Alain Juppé.

 

Mathilde Poncet