Un député LREM mis en examen pour faux et usage de faux

Jean-Claude Leclabart est député LREM de la Somme. / Crédit : Wikipédia

Le député La République en Marche (LREM) de la Somme Jean-Claude Leclabart a été mis en examen pour « faux » et « usage de faux en écriture publique ». Les faits qui lui sont reprochés concernent la falsification d’extraits de délibérations du conseil communautaire. Selon le Courrier Picard, les deux magistrats instructeurs saisis du dossier soupçonnent M. Leclabart d’avoir lancé plusieurs projets d’investissement et de construction, sans respecter les procédures prévues par la loi et en utilisant de fausses délibérations du conseil communautaire. L’élu encourt une peine maximale de 10 ans de prison.

Alexandre Cool

Nathalie Loiseau juge François-Xavier Bellamy « très très à droite »

Nathalie Loiseau fustige le rapprochement entre LR et Viktor Orban. / Crédits : Georges Schneider – Flickr

Au lendemain d’un échange avec François-Xavier Bellamy (LR), la tête de liste LREM Nathalie Loiseau a critiqué le positionnement « très très très à droite » du candidat Les Républicains. L’ancienne ministre des Affaires européennes dénonce le rapprochement de la droite française avec Viktor Orban, le Premier ministre hongrois. Nathalie Loiseau estime que ce dernier organise un régime autoritaire contraire aux valeurs de l’Union européenne.

Alexandre Cool

Municipales à Paris : Anne Lebreton (LREM) officialise sa candidature

Anne Lebreton (LREM) est officiellement candidate à la mairie de Paris. / Crédit : Wikipédia

L’adjointe au maire du IVe arrondissement, Anne Lebreton, de la République en Marche, s’est officiellement lancée lundi dans la course à la mairie de Paris. A dix mois des municipales prévues en mars 2020, sa candidature s’ajoute à celle de trois autres marcheurs  : Cédric Villani, Mounir Mahjoubi et Benjamin Griveaux tandis que Hugues Renson dit réserver sa décision pour après les européennes du 26 mai.

« En Marche est arrivée avec une promesse très forte de renouvellement des visages. Il était important qu’une femme soit en lice », a-t-elle expliqué dans une interview au Parisien, promettant d’aller « jusqu’au bout ».

Sylvia Bouhadra

NDDL : deux députés LREM appellent à « une pause » dans l’évacuation

Matthieu Orphelin et François-Michel Lambert plaident pour mettre fin à la « spirale de violences » et « protéger » l’ensemble des personnes sur le site.

Crédits : Non à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes (CC BY 2.0) / Flickr
Crédits : Non à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (CC BY 2.0)

Deux jours après le début des expulsions sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, deux députés LREM redoutent que l’évacuation ne dégénère. Dans un communiqué publié ce mercredi, le député du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin, proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, « appelle l’État à une pause (…) afin de permettre l’arrêt des affrontements en cours et la reprise du dialogue pour la régularisation des situations de ceux qui veulent participer au grand projet agricole de NDDL ».  » La multiplication des blessés des deux côtés et la spirale de violences montrent l’urgence à apaiser la situation. Aujourd’hui, l’opération telle qu’elle se déroule fait courir trop de risques à nos gendarmes et à ceux, non violents, qui tentent de construire l’avenir de ces territoires », a-t-il estimé.

« Une telle pause permettrait de protéger l’ensemble des personnes sur place, et en premier lieu les gendarmes face à l’afflux de personnes ultraviolentes sur le site », a expliqué le député du Maine-et-Loire, appelant chacun à « la responsabilité ». L’opération doit selon lui être « recentrée sur ce pour quoi elle a commencé : rendre à la circulation la D281 et nettoyer ses abords ». M. Orphelin rappelle en outre que « ceux qui veulent déposer un projet agricole doivent le faire ».

 « À chaque fois que la force est trop importante, le drame arrive trop vite »

Matthieu Orphelin rejoint le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert. Mardi soir, ce dernier s’est demandé s’il n’était « pas temps de faire une pause dans l’opération ». « Il ne faudrait pas qu’un homme, une femme tombe », a-t-il déclaré sur franceinfo. « Certains sont déterminés, je ne les cautionne absolument pas, mais à la fin, ça peut être un gendarme qui tombe, un journaliste… », a-t-il ajouté, soulignant que tout le monde « a en tête le drame de Sivens et de Rémi Fraisse ». « Arrêtons-nous ! », a-t-il lancé : « À chaque fois que la force est trop importante, le drame arrive trop vite ».

Ce mercredi, la confrontation se poursuit entre gendarmes mobiles et zadistes retranchés derrière des barricades, tandis que les opposants historiques, choqués par l’ampleur des destructions, battent le rappel de leurs soutiens. Mardi, les heurts avaient été plus violents que la veille, avec 28 gendarmes blessés dont 10 déjà renvoyés sur le terrain, selon un dernier bilan officiel. Selon le bilan de l’équipe médicale des zadistes, ce mercredi une vingtaine d’opposants ont été blessés, dont un a été hospitalisé, et une trentaine mardi, dont deux ont été hospitalisés.

Lucas Martin avec AFP