Les dépenses militaires mondiales ont atteint un record en 2019

En 2019, les dépenses militaires mondiales ont atteint leur plus haut niveau depuis la fin de la Guerre froide, d’après un rapport publié lundi 27 avril par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). La récession liée à la crise du Covid-19 pourrait entraîner une baisse dans les prochaines années, mais probablement de courte durée, selon les experts.

Les dépenses militaires mondiales ont atteint en 2019 leur plus haut niveau depuis 30 ans (Unsplash)

Les dépenses militaires mondiales ont atteint 1782 milliards d’euros en 2019, leur plus haut niveau depuis 1989. Cela représente une progression de 3,6% sur l’année, la plus forte progression depuis 2010.

Cinq pays représentent 60% des dépenses mondiales

Les cinq pays ayant les dépenses militaires les plus élevées sont les États-Unis, la Chine, l’Inde, la Russie et l’Arabie saoudite. Ils représentent à eux seuls 60% des dépenses militaires mondiales. Les dépenses militaires des États-Unis ont augmenté de 5,3% en 2019.

Parmi les quinze premiers pays du classement, c’est l’Allemagne qui a connu la plus forte augmentation par rapport à 2018, ses dépenses militaires ont augmenté de 10% en 2019. Les dépenses militaires de la France en revanche sont restées relativement stables, avec une augmentation d’1,6% en 2019.

Une baisse possible après la crise du Covid-19

Nan Tian, chercheur à l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), estime que « la croissance des dépenses militaires s’est accélérée ces dernières années », mais que cette tendance pourrait s’inverser avec la crise du Covid-19. Cependant, le Sipri ne s’attend pas à une baisse durable des dépenses militaires : « Nous pourrions assister à une baisse des dépenses pendant un à trois ans, puis à une nouvelle hausse dans les années à venir ».

Julie Bringer

Soudan : les militaires responsables de violences meurtrières

Les manifestations de la veille avaient fait six morts dans la capitale. / Crédit : Pixabay.

L’ambassade des Etats-Unis à Khartoum fait porter au Conseil militaire la responsabilité des violences qui ont fait six morts lundi dans la capitale soudanaise. Cinq civils et un militaire ont été tués par des hommes armés non identifiés qui ont tiré sur les manifestants rassemblés devant le QG de l’armée. C’est la première fois depuis la destitution et l’arrestation par l’armée du président Omar el-Béchir le 11 avril qu’ont lieu des violences mortelles lors de manifestations.

Le Conseil militaire, qui a pris le pouvoir après la mise à l’écart de Omar el-Béchir, a attribué ces violences à des « éléments » cherchant à faire dérailler le processus politique avec les chefs de la contestation. La chancellerie américaine a exhorté le conseil et l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) à ne pas laisser les violences peser sur les négociations sur la transition politique. « Nous encourageons le peuple soudanais à continuer d’exprimer son désir d’un Soudan pacifique et démocratique d’une manière non violente et à ne pas se laisser provoquer par les actions de ceux qui s’opposent au changement« , a-t-elle conclu.

Cécile Da Costa avec AFP

Fête nationale espagnole : l’unité nationale imposée en pleine crise catalane

L'aviation espagnole lors de la fête nationale espagnole. / Crédit : Inigo Sesé
L’aviation espagnole lors de la fête nationale espagnole. / Crédit : Inigo Sesé

La fête nationale espagnole se déroule cette année dans l’ombre de la crise d’indépendance catalane. L’occasion pour Madrid  de réveiller le patriotisme du peuple espagnol.

 

Des drapeaux espagnols ornent les balcons de Madrid ce jeudi 12 octobre. Ils décorent le parcours que suivront 3 900 militaires au cours de la journée lors de leur parade annuelle. Comme chaque année, l’Espagne fête son Día de la Hispanidad, jour de fête nationale. Et ce alors que le pays traverse sa crise la plus grave depuis des décennies. La Catalogne a jusqu’au 19 octobre pour revenir sur sa déclaration d’indépendance. Si la Catalogne ne cède pas, Madrid prendra le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l’article 155 de la Constitution.

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Cette année, la célébration se fait sous le signe de l’unité nationale, avec pour slogan « fiers d’être espagnols ». Un cri de ralliement lancé par la ministre de la Défense María Dolores de Cospedal. C’est une démonstration de force que prévoit le gouvernement. Exceptionnellement, la police nationale est aussi conviée à défiler. Deux semaines plus tôt, celle-ci était accusée d’être intervenue trop durement lors du référendum d’autodétermination. Et, le ministère de la Défense a diffusé une vidéo montrant les prouesses militaires de Madrid, notamment des avions de combat.

 

« Ils ont plus peur du dialogue que de la violence »

 

« On demande le dialogue et on nous répond en mettant le 155 sur la table. Entendu », a réagi Carles Puigdemont mercredi soir, qui continue à défier Madrid. Dans un tweet, il a ajouté : « Ils ont plus peur du dialogue que de la violence ».

 

 


Le recours à la violence pour mettre un terme à la crise catalane n’est pas exclu, faisait savoir le ministre des Affaires étrangères espagnol Alfonso Dastis, interviewé ce jeudi par la chaîne CNews. « Nous espérons qu’il n’y aura pas besoin d’utiliser la force », a-t-il ajouté. Le ministre espère « ne pas devoir recourir à  » l’arrestation de Carles Puigdemont et de son entourage, dans le cadre d’une enquête judiciaire pour sédition.

 

– Jean-Gabriel Fernandez