Tempête Gloria : les Pyrénées-Orientales et l’Aude toujours en vigilance rouge

Deux départements sont en vigilance rouge. CREDITS MINISTERE DE L’INTERIEUR

MÉTÉO – Deux fleuves ont débordé. Plus d’un millier de personnes ont été évacuées. La situation ne devrait pas s’améliorer avant jeudi midi.

Plus les heures passent, plus la tempête Gloria est intense dans l’extrême Sud-Ouest. Mais pour l’heure sans faire de victime. Ainsi jeudi 23 janvier, les Pyrénées-Orientales et l’Aude étaient toujours placés en vigilance rouge par Météo France. La nuit a été très arrosé et deux fleuves ont débordé, l’Agly (au nord de Perpignan) et l’Aude (sud de Carcassonne).

Quelque 1500 habitants ont été évacués mercredi soir dans les Pyrénées-Orientales et quelques dizaines dans l’Aude. Une cellule d’information a été activée dans le 1er département au : 04 68 51 67 67.

Avec l’alerte rouge activée, les habitants doivent savoir qu’une vigilance absolue s’impose. Il est demandé de ne pas sortir de chez soi, de ne pas utilisez sa voiture. Ce niveau de vigilance impose également de prévoir des moyens d’éclairage et de faire des réserves d’eau potable.

Les recommandations de Météo France en cas de vigilance rouge. CREDITS METEO FRANCE

Les pluies qui tombent sur la région depuis lundi devaient, après une légère accalmie, redoubler d’intensité jeudi en cours de matinée, a averti Météo-France.

Dans l’Aude, une cellule d’information a également été activée, le 04 68 10 29 00 :

La situation est aggravée par la fonte de la neige récemment tombée, qui augmente le débit des cours d’eau, tandis que sur le littoral, la houle et les fortes vagues d’est à nord-est gênent l’écoulement des rivières.

SIX MORTS EN ESPAGNE

En Espagne, Gloria a déjà fait six morts. Dans la province de Gérone en Catalogne (nord-est), 220.000 foyers se sont retrouvés privés d’électricité pendant plusieurs heures mardi, selon les services d’urgence, avant que l’avarie ne soit réparée et le courant rétabli.

Mirepoix-sur-Tarn : une enquête ouverte pour déterminer les causes de l’effondrement

Le pont métallique qui reliait Mirepoix-sur-Tarn à la commune de Bessières, en Haute-Garonne près de Touluse, s’est effondré lundi 18 novembre aux alentours de 8 heures. Le bilan du préfet s’élève pour le moment à un mort, une jeune fille de 15 ans, et plusieurs disparus.

Le pont de Mirepoix-sur-Tarn s’est effondré lundi 18 novembre. (©DR/Actu Toulouse)

 

Le gouvernement a saisi le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transports terrestres (BEA-TT) afin de connaître les circonstances précises de l’accident. Les secrétaires d’État Laurent Nunez et Emmanuelle Wargon sont attendus sur place dans les heures à venir.

 

70 pompiers mobilisés

Le pont a entraîné dans sa chute plusieurs véhicules : une fourgonnette, un poids-lourd et un véhicule léger. Le chauffeur du camion fait partie des personnes disparues. Environ 70 pompiers sont actuellement à l’œuvre pour tenter de retrouver les corps des conducteurs. Le véhicule aurait été localisé dans le Tarn par les plongeurs, selon une source proche du dossier.

Aucune surveillance particulière

Selon le président du conseil départemental de Haute-Garonne contacté par France Bleu Occitanie, le pont ne faisait pas l’objet d’une surveillance particulière.

« Ce pont, oui, il est limité à 19 tonnes, il a été vérifié par les services de l’Etat en 2017 et il y a chaque année une révision par nos services, il y en a eu une fin 2018 et il y en aura une dans quelques semaines »

Construit en 1935, ce pont avait fait l’objet de travaux en 2003 et avait été inspecté pour la dernière fois en 2017, où aucune faille notable n’avait été trouvé.

 

Léo Lefrançois