Procès de Jonathann Daval: pour le père d’Alexia, le meurtre de sa fille était prémédité

 

C’était ce mercredi matin au tour de Jean-Pierre Fouillot,  père d’Alexia Daval, de faire sa déposition devant la cour d’Assises de Haute-Soâne où se tient depuis lundi le procès du meurtre de sa fille.

 

Notre futur, il est simple, nous avons pris perpétuité. » Tels sont les mots prononcés à la barre de la cour d’Assises de Haute-Soâne par Jean-Pierre Fouillot, 64 ans, père d’Alexia Daval. Il témoigne ce mercredi 18 novembre dans le cadre du troisième jour du procès de Jonathann Daval, accusé d’avoir tué Alexia, sa compagne, en 2017. Le père de la jeune femme réclame la peine maximale pour celui qui a avoué être le seul impliqué dans la mort d’Alexia. Devant le tribunal, Jean-Pierre Fouillot fait part de son désarroi face à cet homme avec qui il a cru partager le même chagrin avant qu’il ne passe aux aveux concernant le meurtre de sa fille. Ses propos sont rapportés sur Twitter par la journaliste Corinne Audouin, qui couvre le procès pour France Inter.

« Jonathann nous a sali »

A la barre, Jean-Pierre Fouillot se remémore le moment où l’accusé a menti aux enquêteurs, en clamant que lui et la mère d’Alexia étaient également impliqués dans le meurtre. « Jonathan nous a sali« , lance-t-il. Pendant sa déposition, l’avocate de la défense, Me Spatafora, questionne le père de la victime sur les mots qu’il avait glissé à Jonathann Daval lors de la reconstitution du crime en 2019. Celui-ci répond qu’il lui avait alors confié ne pas pouvoir le prendre dans ses bras, par respect pour Alexia, tout en lui disant qu’il l’aime. Une déclaration qui illustre la proximité entre Jonathann et sa belle famille, qui malgré son acte irréparable lui témoignait, encore à l’époque, une certaine affection.

 

« Je vois ma fille, son corps frottant par terre dans les ronces »

Mais aujourd’hui, soit un an après cet épisode, la colère a pris le dessus. Jean-Pierre Fouillot fait part de son ressenti lors de cette reconstitution. « Quand je vois Jonathann prendre Alexia par les pieds, la traîner dans les escaliers, jusqu’a son véhicule imaginez vous la scène qu’on endure à ce moment là?« , dit-il en s’adressant aux jurés. « La tête qui tombe par terre. Je ne vois pas un mannequin, je vois ma fille, son corps frottant par terre dans les ronces« , ajoute-t-il, comme le rapporte la journaliste Catherine Fournier sur Twitter.

 

Pour le père de la victime, cela ne fait aucun doute: la meurtre de sa fille Alexia n’a rien d’accidentel et était prémédité. « C’est d’un assassinat, c’est d’un massacre dont on parle. »

 

Rachel Cotte

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *