Un enfant retrouvé mort à Perpignan, deux hommes de la famille en garde à vue

Ce jeudi, un enfant de sept ans a été retrouvé mort dans un appartement à Perpignan. Déjà condamnés par le passé, l’oncle et le père de l’enfant ont été placés en garde en vue.
Photo: CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

Un garçonnet de sept ans, portant des traces de violence, a été retrouvé mort jeudi à Perpignan. Son père et son oncle, âgés de 33 et 28 ans, ont été placés en garde en vue. Selon le Parisien, le père était déjà connu pour des faits de violences intrafamiliales.

D’après une source proche de l’enquête, le garçon, qui portaient de multiples ecchymoses et dont le corps, désarticulé, était partiellement congelé, a été retrouvé dans la salle de bain de l’appartement situé dans le quartier pauvre du Bas Vernet.

Les deux sœurs du petit garçon, âgées respectivement de deux et trois ans, portaient « des traces de traumatismes multiples« , a précisé le procureur de la République de Perpignan Jean-David Cavaillé.

Alertés par les pompes funèbres

Selon les informations du Parisien, ce sont les pompes funèbres qui ont alerté les forces de l’ordre après avoir reçu un appel téléphonique d’un individu. Ce dernier aurait transmis une fausse attestation de décès pour son fils, ce qui aurait alerté les pompes funèbres. Après avoir contacté le médecin dont le nom figurait dans le document, qui a nié avoir l’avoir rédigé, elles ont appelé la police.

Une enquête a été ouverte pour meurtre sur mineur, tentative de meurtre, violence sur mineures par ascendant, séquestration, recel de cadavres et faux et usage de faux. Elle a été confiée à la police judiciaire de Perpignan.

Elena GILLET avec AFP

« Power Foil » : un surf made in France et nouvelle génération

L’été arrive, et avec lui, la saison des sports nautiques. Alors pour être à la pointe de la tendance à la plage, une start up française basée à Perpignan a élaboré « Power Foil », un surf électrique volant.

 

Cet été, de nouveaux surfs viendront contrer les vagues. / Photo by Marcus Dall Col on Unsplash

 

Un surf électrique volant, qui dessine des arabesques impressionnantes au-dessus de l’eau. C’est l’attraction du moment pour les touristes et les Perpignanais qui déambulent sur le port de Collioure. Mis au point par une PME française, ce surf nouvelle génération, ne sera proposé à la vente qu’à partir du mois de juin.

Chris Defrance, patron de Redwoodpaddle, réalise pour l’instant les derniers essais de son bijou technologique : un surf électrique sur foil, qui n’est autre qu’une aile profilée qui se déplace dans l’eau et permet à la planche de voler grâce à la force qu’elle transmet au support. Les débuts n’ont pas toujours été probants, avoue Chris Defrance à l’AFP. « Pour les premiers essais, on allait dans des criques, on se cachait. Parfois ça marchait dans l’atelier, et plus du tout quand on le mettait à l’eau ». Mais aujourd’hui ces échecs ne sont plus que de mauvais souvenirs. A peine s’est-il hissé sur sa planche que le surfeur décolle au-dessus de la surface de la mer d’un simple coup d’accélérateur. Nommé « Power Foil », ce surf électrique peut atteindre jusqu’à 40 km/h et dispose d’une autonomie de près d’1h30, soit presque le double d’une planche électrique banale ne bénéficiant pas de « foil ».

Sa technique ? Prendre un maximum de vitesse avant de s’incliner, de réaliser une courbe et d’enchaîner sur un virage nerveux avant de revenir au point de départ.

« Un bon produit »

Après plus de deux ans d’élaboration, la PME made in Midi-Pyrénées est fière d’avoir enfin sorti son invention. Avec 1,5 million de chiffre d’affaires réalisé en 2017, elle s’impose comme une référence montante sur le marché des sports nautiques en France grâce aux surfs et paddles qu’elle produit entre l’hexagone et l’Asie, avant de les commercialiser en ligne.

 

 

 

 

 

Lise Boulesteix

Perpignan : une sexagénaire condamnée à 4 mois avec sursis pour l’agression de femmes voilées

Une sexagénaire a été condamnée, lundi 9 avril 2018, par le tribunal correctionnel de Perpignan, à quatre mois de prison avec sursis pour « injures à caractère raciste » et « violences aggravées ». En novembre, elle s’en était pris à sept femmes voilées qui venaient chercher leurs enfants dans une école en centre-ville de Perpignan, près du domicile de la femme âgée. Une croix autour du cou, les bousculant, elle s’était exclamée : « Vous n’avez rien à faire là, voilées », « rentrez chez vous », ou encore « l’Islam est un poison ».

Entendue par la police, la sexagénaire n’a pas nié, bien au contraire. « Je suis islamophobe et je hais cette religion », a-t-elle dit au tribunal. Alors que le parquet avait requis six mois de prison avec sursis, elle a été condamnée à quatre mois, ainsi que deux ans de mise à l’épreuve avec obligation de soins et suivi psychiatrique. Enfin, il lui est interdit de se présenter aux abords de l’école et elle devra 500 euros de dommages et intérêts à chaque plaignante.

Solène Agnès avec AFP