Terrorisme: Mehdi Nemmouche sera remis par la Belgique aux autorités françaises

La chambre du conseil de Bruxelles a autorisé l’extradition de Mehdi Nemmouche vers la France dès que les autorités belges « n’en auront plus besoin. » Il est l’auteur présumé de l’attaque contre le musée juif de Bruxelles, qui avait fait 4 victimes après une fusillade dans le hall d’entrée du batiment en 2014. Il est le premier djihadiste issu des rangs de l’Etat islamique a avoir commis un attentat en Europe. Le terroriste présumé a été inculpé par un juge belge pour « assassinats dans un contexte terroriste ». Il est incarcéré en attente de son jugement, dont la date n’a pas encore été fixée.

La justice française a également déclenché des poursuites après qu’il a été identifié comme l’un des geôliers des 4 journalistes français ex-otages en Syrie – Didier François, Pierre Torrès, Edouard Elias et Nicolas Hénin – capturés en 2013 avant d’être libérés en avril 2014.

Le français, passé par la Syrie, se serait radicalisé prison et aurait un « profil djihadiste ». Il a toujours nié être l’auteur de la tuerie du 24 mai 2014, où deux touristes israéliens, une française et un belge ont trouvé la mort, mais reconnaît cependant être impliqué « d’une certaine manière ». Six jours après l’attaque, Mehdi Nemmouche est arrêté à la gare routière de Marseille puis extradé en Belgique deux mois plus tard. Lors de son arrestation, il est en possession d’armes, et d’une casquette ressemblant à celle du tireur sur les images de vidéosurveillance.

 

 

Le chef de l’Etat Islamique appelle ses troupe à « tenir bon »

Ce jeudi, le dirigeant de l’Etat islamique est sorti de son silence. Abou Bakr al-Baghdadi a appelé ses forces à tenir leurs positions dans Mossoul. Le chef de l’organisation terroriste ne s’était pas exprimé depuis décembre 2015.

Dans ce message audio, diffusé sur le media islamique Al Furqan, il appelle les djihadistes à ne pas fuir face à l’ennemi. « Tenir ses positions dans l’honneur est mille fois plus aisé que de se replier dans la honte » assène-t-il dans son allocution. Par deux fois, il rappelle aussi le devoir d’obéissance dû à leurs « émirs ».

Un message alors que Daesh est menacé à Mossoul

Ce message n’arrive pas par hasard. Abou Bakr al-Baghdadi s’exprime alors que ses soldats sont en difficulté face aux armées irakiennes qui rentrent dans Mossoul. Il cherche à prévenir les désertion dans un contexte militaire défavorable à son camp.

Ce mardi, les troupes irakiennes sont entrées dans la ville de Mossoul pour la première fois depuis 2014, date à laquelle le califat de l’Etat islamique avait été proclamé dans cette même cité. L’offensive a déjà permis de libérer de nombreux villages à l’est et au nord de la ville, où les combattants kurdes ont solidement établi leurs positions. L’armée régulière poursuit sa percée par les quartiers sud de la ville, tandis qu’une coalition de milices chiites soutenue par l’Iran tente de briser la ligne de ravitaillement reliant Daesh à la Syrie à l’ouest.

Présidentielle américaine: Trump et Clinton au coude-à-coude à cinq jours du vote

L’écart se resserre entre les prétendants à la Maison Blanche. A cinq jours de l’élection présidentielle américaine, un dernier sondage publié aujourd’hui par le NY Times et CBS News fait état d’une légère avance pour Hillary Clinton face à Donald Trump. Dans cette enquête, la démocrate rassemble 45% des intentions de vote contre 42 pour son concurrent.

Dans un autre sondage, rendu public par ABC et le Washington Post, Hillary Clinton est également en avance. Mais elle n’a que deux points de marge, à 47 contre 45. Des résultats qui tempèrent le sondage publié lundi 1er par les mêmes médias et qui donnait 1 point d’avance à Donald Trump.

La tendance est donc plutôt au rapprochement des deux candidats dans les sondages. Alors qu’il y a encore quelques jours, Hillary Clinton faisait clairement figure de favorite, l’élection pourrait être plus serrée que prévu.
Des meetings de campagne au vitriol
Ces derniers jours, les deux candidats ont tiré à boulets rouges sur leur adversaire, pour tenter de convaincre les indécis dans la dernière ligne droite. « Les Clinton sont le passé sordide, nous sommes l’avenir brillant », a lancé Trump ce lundi lors d’un meeting dans le Wisconsin devant une foule survoltée. Hillary Clinton n’a pas manqué de réagir dès le lendemain en Floride où elle a déclaré à propos de son homologue républicain : «Il a passé sa vie à dénigrer, dégrader, insulter et agresser les femmes».

Le regain de forme du magnat de l’immobilier s’explique en partie par la relance du FBI vendredi 28 octobre de l’affaire du traitement des e mails secret-défense par Hillary Clinton lorsqu’elle était secrétaire d’État entre 2009 et 2013.

Le chef de l’Etat islamique sort du silence pour mobiliser ses troupes

Il n’avait pas pris la parole depuis décembre dernier. Le chef du califat islamique a lancé ce matin un appel au combat dans un message diffusé sur Al-Furqan, un média affilié à l’Etat islamique. Abu-Bakr al-Baghdadi a ordonné à “tous les habitants de Ninive”, la région où se trouve Mossoul, de ne pas se replier, affirmant que “tenir ses positions dans l’honneur est mille fois plus aisé que de se replier dans la honte”.


Mossoul encerclée

Ce message intervient à un moment où les troupes de la coalition resserrent l’étau autour Mossoul, la capitale de l’Etat islamique. Depuis le 17 octobre, les forces kurdes au Nord et les armées irakiennes au Sud ont lancé une offensive pour s’emparer de la ville où Abu-Bakr al-Baghdadi avait proclamé le califat à la surprise générale en 2014.


De nouvelles cibles désignées

Dans son allocution, Baghdadi a attaqué les chiites irakiens, ses adversaires religieux, et s’en est pris également à la Turquie, pays sunnite mais qui dispose d’une base près de Mossoul. Le leader de l’EI a appelé ses partisans à se venger de la Turquie. Baghdadi a aussi demandé aux djihadistes qui ne peuvent rejoindre la Syrie d’aller aider l’Etat islamique en Libye où les forces de Daech sont encerclées dans la ville de Syrte.

Les combats vont commencer
En ce moment même, les forces irakiennes progressent dans le Sud de la ville sans rencontrer de résistance. Aux portes de la ville, à Gogjali, les unités d’élite du contre-terrorisme irakien sont en train de consolider leurs positions. Les combats risquent de s’intensifier au moment où les djihadistes entreront dans la ville proprement dite où entre 3000 et 5000 djihadistes seraient encore déployés.