Portrait d’une Rom citoyenne

Iasmina Dragomir travaille à l'association Intermèdes Robinson en tant qu'animatrice à Chilly-Mazarin (Essonnes).
Iasmina Dragomir travaille à l’association Intermèdes Robinson en tant qu’animatrice à Chilly-Mazarin (Essonnes).

 Iasmina Dragomir a vécu dix ans à Corbeil-Essonnes dans l’un des plus grands bidonvilles de la région parisienne. Aujourd’hui, elle travaille en CDI dans l’association qui lui a tendu la main.

 

Il est quatorze heures, et dans les locaux de l’association Intermèdes Robinson à Chilly-Mazarin (Essonne), les bénévoles viennent à peine de lever le pied. À peine visible derrière le plan de travail, une jeune Roumaine de vingt trois ans au look décontracté astique les moindres recoins de l’évier. « Iasmina, il y a du monde pour toi ! », lance Abdel, bénévole à l’association.

« Mon pays c’est la France »

 

« Je voulais être enseignante en école maternelle, » explique Iasmina Dragomir. Née à Resita en Roumanie près de la frontière serbe, elle n’a que quatorze ans lorsqu’elle rejoint la France avec son frère aîné pour fuir la pauvreté et poursuivre sa scolarité. Si elle évoque en parallèle des « problèmes familiaux », le sujet demeure sensible. Tout comme celui de la Roumanie. « Depuis que je suis arrivée en 2003, je n’y suis retournée que deux fois – mon pays c’est la France, » ajoute la jeune femme aux longs cheveux bruns, les yeux rivés sur ses baskets roses.

Iasmina Dragomir est arrivée en France à l'âge de 14 ans. Elle a vécu dix dans le bidonville de Moulin-Galant (Essonnes).
Iasmina Dragomir est arrivée en France à l’âge de 14 ans. Elle a vécu dix dans le bidonville de Moulin-Galant (Essonnes).

Les choses se sont accélérées depuis sa première installation dans le bidonville de Moulin-Galant, à Corbeil-Essonnes. Poussée par son ambition et l’envie de fuir l’insalubrité des camps dont elle est expulsée tous les deux ans, Iasmina Dragomir apprend le français. Elle débute un service civique en tant qu’animatrice dans l’association Intermèdes Robinson, et décroche une bourse de 500 euros pendant un an pour financer sa formation au BAFA.

 

« Un pilier de l’association »

 

« J’organise toutes sortes d’animations pour les enfants : du jardinage jusqu’à l’écriture de musiques en roumain », développe la jeune Rom souriante et fière. Mais en 2014, le bidonville de Moulin-Galant est détruit. Alors maman d’une petite fille de trois ans, Iasmina Dragomir reçoit un avis d’expulsion lui indiquant de quitter le territoire sous deux mois. Impressionné par le parcours de l’animatrice, Martin Hirsch, président du service civique, se saisit du dossier et lui évite le départ.

 

« Iasmina est une femme forte et courageuse, elle est devenue l’un des piliers de l’association, » s’émeut Laurent Ott, président d’Intermèdes Robinson. Aujourd’hui embauchée en CDI, la jeune Rom s’attèle à créer des ateliers d’animations dans les bidonvilles installés en Essonne, une manière pour elle de rendre ce qu’on lui a donné.

 

 

 

Garance Feitama et Clothilde Bru

Aux Mureaux, une rénovation exemplaire ?

Troisième plus grand projet de rénovation de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), la réfection de 70 hectares dans la ville des Mureaux, en Yvelines, se veut exemplaire. Le projet, initié en 2006, est financé à hauteur de 409 millions d’euros par l’ANRU et concerne 15 000 habitants – soit près de la moitié de la population – et 30 % de la surface de la ville. Ecoquartier, nouveau parc, attraction d’entreprises d’envergure… Le pari semble réussi aux Mureaux.

Pourtant, des critiques ne manquent pas de s’élever contre ce projet. Plus d’un tiers des personnes relogées ont été déplacées hors de la ville et les loyers des personnes qui restent dans le quartier rénové ont augmenté. Bien que cette hausse ne soit pas démesurée, elle reste importante pour des habitants de faible niveau socio-économique. Et la part de logements sociaux réservés aux plus faibles loyers est passée sous les 10 %.

Gautier VIROL et Ambre LEPOIVRE

Qu’est-ce que le PNRU ?

Le Programme national de rénovation urbaine existe depuis 10 ans. Il vise à améliorer les conditions de vie dans 500 quartiers en difficulté partout en France, dont 119 en Ile-de-France. De nouveaux logements et équipements sont construits ou rénovés (écoles, parcs, médiathèques etc.), ainsi que de nouveaux commerces ou activités d’entreprise. Les quartiers sont désormais mieux connectés au reste de l’agglomération, avec de nouveaux moyens de transports. Le programme repose sur un engagement coordonné entre les élus, des associations d’habitants, des organismes HLM et les services de l’Etat.

Les chiffres principaux (au mois de mai 2017) :

  • Montant des projets : 47 013 millions d’euros
  • Subventions de l’ANRU : 12 035 millions d’euros
  • Nombre de personnes concernées par ces rénovations urbaines : 4 millions
  • Nombre de logements réhabilités : 316 024
  • Nombre de logements déconstruits : 151 351

Gautier VIROL et Ambre LEPOIVRE

Détruire les cités pour reconstruire leur avenir

La cité Gagarine à Ivry-sur-Seine, son enclavement, sa vétusté et les difficultés sociales qu’elle renferme. Autant de raisons qui font que ce quartier fait partie du Projet National de Rénovation Urbaine, afin d’améliorer la qualité de vie de ses habitants. Cette restructuration est un phénomène national qui s’applique aux grands ensembles les plus fragiles de France. 490 secteurs sont déjà en cours de rénovation pour mettre fin aux situations d’enclavement et de misère sociale. Ces projets d’envergures, encouragés par le projet de la métropole du Grand Paris, sont bien acceptés dans la plupart des cas. Mais à Gagarine, comme ailleurs, ils soulèvent néanmoins de nombreuses critiques : boboïsation, gentrification, déplacement de population. En Ile-de-France, les principaux concernés par ces rénovations urbaines ne sont pas toujours satisfaits des conséquences de ces aménagements.

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 La cité Gagarine, en passe d’être démolie d’ici 2018.

« C’est bien de rénover mais qu’est-ce qu’on devient, nous ? ». Au tabac de la rue Saint-Just, à Ivry-sur-Seine, les discussions tournent toutes autour de la rénovation du quartier de la cité Gagarine. Le propriétaire du bar-tabac se préoccupe de son avenir car il souffre depuis un an d’une baisse de son chiffre d’affaires à cause des départs entrainés par la démolition de 376 logements, programmée pour 2018. « Je ne sais pas si j’arriverai à tenir jusqu’à ce que le quartier soit reconstruit », lance-t-il, accoudé à sa caisse, devant les paquets de cigarettes. « On nous éloigne de notre quartier de toujours », déplore Riad Bekaebir, un fidèle client, son café à la main.

Gagarine est à cheval entre le centre-ville d’Ivry et le quartier Parmentier. 380 familles vivent derrière ces murs aux briques rouges, hauts de treize étage. Quelques commerces gravitent autour de ce grand ensemble agencé en forme de « T » : une boulangerie, une pharmacie, un tabac et un supermaché desquels les habitants sortent les bras chargés de courses. Le temps s’arrête autour des groupements de jeunes assis sur leur scooter, en bas des tours. La résidence est peu accueillante. « Le quartier pâtit d’une mauvaise image », raconte Johan Rayneau, chef du projet de rénovation pour la mairie. « Gagarine est également en proie à des difficultés sociales. Notre but est de l’intégrer dans la ville et de lui redonner vie ».

La cité Gagarine a été construite en 1961. A l’image de beaucoup d’autres cités de cette même époque, les bâtiments sont très dégradés. « Ils ont été construits sur des prêts de 50 ans avec l’idée qu’ensuite ils seraient démolis », explique l’urbaniste Alain Bourdin. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Le projet, mené par la municipalité d’Ivry-sur-Seine et son Office Public d’Habitat (OPH), prévoit la démolition de la cité Gagarine et le relogement de ses habitants, la réhabilitation des deux tours Truillot (composée de 269 logements), la rénovation d’une copropriété comprenant 402 logements et la création de nouvelles rues et équipements publics. « On a choisi de construire une ZAC (zone d’aménagement concertée) sur 12,6 hectares », détaille Johan Rayneau. « 1430 nouveaux logements vont être construits dont 430 logements sociaux et 1000 en accession à la propriété, ajoute-t-il, ainsi que 65000 mètres carrés de bureaux et 2000 mètres carrés de commerces de proximité. »

Des commerces mis à mal

Mais pour l’instant, l’inquiétude porte sur la situation des commerçants actuels, qui ne bénéficient d’aucune aide pour subsister durant cette période transitoire. « Depuis un an, on subit la baisse du chiffre d’affaires. Ce sera mieux avec les constructions, de nouvelles personnes viendront mais on ne sait pas si on pourra rester jusque-là », déplore Abdellah Anejjara. Il tient sa boulangerie à l’angle de la cité depuis des années et regrette le départ de ses clients.

Le constat est le même pour la pharmacie d’en face. « Le problème c’est que les familles qui partent ne sont pas forcément relogées à côté, donc elles ne viennent plus dans notre pharmacie », raconte Océane Prével. Du côté de la mairie, on rassure les commerçants en leur promettant un meilleur « lendemain ». Mais il semble que ce jour ne soit pas si proche. La jeune femme s’inquiète du départ de ses clients et ne se réjouit pas à l’idée de quitter elle aussi sa cité. Locataire d’un cinq pièces à un prix « très abordable », elle voit d’un mauvais œil les nouveaux logements proposés. « Ils sont neufs, plus petits et en moyenne 25 %  plus chers. » La jeune femme compte rester à Gagarine tant que l’Office Public d’Habitat ne lui offrira pas une solution à son goût. « Ça m’est égal de retarder les travaux, ils ne détruiront pas tant que des familles resteront. Il n’est pas question que je bouge pour aller dans un appartement qui ne me plaît pas », déclare-t-elle avec conviction.

Des habitants perturbés par les travaux

La nouvelle du projet de rénovation est bien accueillie par certains habitants, heureux à l’idée de vivre dans des locaux moins vétustes. « Je suis bien contente de partir. On se sent en insécurité totale ici, la police n’ose même plus entrer dans la cité. On était comme abandonnés », témoigne une jeune habitante qui ne s’attarde pas au bas des immeubles.

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Rue Emile Blin, des familles sont relogées depuis un an. 61 logements sont prévus à cet effet.

Guitane B., elle, a quitté Gagarine il y a un an et est relogée dans un des 61 nouveaux appartements de la rue Emile Blin, située à 15 minutes à pied de son ancien deux pièces. L’immeuble moderne à la façade noire et aux grandes baies vitrées convient parfaitement à la maîtresse de l’école Rosalind Franklin. Elle n’a qu’à parcourir 100 mètres pour atteindre l’établissement scolaire. « La cité Gagarine, c’était le ghetto. C’est une bonne chose qu’on soit partis. Des gens urinaient dans les cages d’escaliers ou les ascenseurs. Il y a même eu des coups de feu, un jour », se souvient-elle, soulagée d’avoir quitté cet environnement. Toutefois, elle doute de la bonne ambiance dans sa nouvelle résidence. « A Gagarine, tout le monde se connaissait. Parfois à Noël, on s’échangeait des plats entre voisins. Ici, même pas en rêve on va retrouver cette ambiance », regrette-t-elle.

Cette mélancolie, Coulibaly Karamoko, le gardien de la cité Gagarine, l’observe chez de nombreux anciens locataires. « Le projet promet une nouvelle vie mais beaucoup d’habitants ont déjà la nostalgie du quartier. » D’après le cinquantenaire à la voix grave et profonde, 50 % des gens ne voulaient pas partir. Ils sont tristes d’avoir perdu leurs habitudes et, pour les 122 appartements encore occupés, tous les moyens sont bons pour retarder le moment du départ. « Les locataires se trouvent des excuses, trop petit, trop cher ou trop loin, pour refuser les logements qu’on leur propose », affirme-t-il, installé dans sa loge totalement délabrée, cigarette aux lèvres. Le gardien salue toutefois l’initiative de la Ville : « Les lieux sont extrêmement vétustes. Les sols s’affaissent. On ne peut pas faire une simple rénovation dans les étages si les sols eux-mêmes sont en mauvais état. »

Un quartier éclaté, des relogements discutés

Depuis deux ans, les habitants sont relogés aux quatre coins de la ville, contraints parfois d’abandonner leurs habitudes dans le centre-ville. « Les gens sont dispersés entre le patrimoine ancien de l’OPH et sept nouveaux sites », précise Palmyre Vallade, responsable du relogement. D’après elle, tout est mis en place pour proposer des loyers identiques à ceux des anciennes habitations. « On est attentifs aux demandes de chacun des locataires », assure la femme aux cheveux courts, dans son bureau sombre et étriqué, perdu dans la galerie commerçante d’Ivry.

En principe, l’organisme doit faire deux propositions de relogement à l’issue desquelles il peut y avoir expulsion si aucune n’est acceptée. « On essaye de ne pas se cantonner à ces deux offres et de trouver la solution la plus satisfaisante pour nos locataires », dit-elle. Palmyre Vallade va plus loin en expliquant que les personnes en difficultés bénéficient d’un suivi pour que leur déménagement se passe au mieux. « Une personne âgée avait des inquiétudes. Nous l’avons fait suivre par l’association Soliha qui l’a accompagnée dans ce changement afin que la transition se passe au mieux. »

Certains Ivryens se plaignent aussi de ne plus avoir accès aux commerces et aux transports dans leur nouvelle résidence, parfois excentrées et coupées des activités urbaines. Pour le spécialiste de la rénovation urbaine, Alain Bourdin, ces dysfonctionnements peuvent être évités si la municipalité les prend en compte. « La ville doit être capable d’apporter des solutions provisoires. Mais toutes les communes n’ont pas les moyens de le faire. » Il faut envisager des alternatives non ruineuses. « Installer des bus qui permettent aux habitants d’une nouvelle zone d’aller jusqu’au métro ou RER », par exemple.

Très vite, les nouveaux logements sont dégradés

Les nouvelles résidences comme Émile Blin, les Champs blancs ou encore Madiba répondent aux objectifs qu’Ivry s’est fixés. Elles rompent avec la conception des cités des années 60 en ne dépassant pas les sept étages. Elles sont construits selon une architecture moderne et épurée, et sont entourés de verdure accueillante. Mais des dégradations apparaissent déjà. « Des baies vitrées ont été cassées, des portes ne fonctionnent plus, l’ascenseur a été détérioré, il y a des tags. Ça va vite », constate Guitane B., lasse. Dès lors, les défauts du projet urbain ressortent. « On ne fait que déplacer le problème. On peut imaginer que dans quelques années, les problèmes sociaux que ces gens connaissaient dans leur cité, réapparaitront », prédit l’urbaniste. « Le problème ne vient pas de l’état des immeubles mais des populations. » Alors, les rénovations c’est bien sur le moment, mais que donneront-elles sur le long terme ?

Comme 119 autres quartiers d’Ile-de-France, et 500 sur l’ensemble du territoire français, le quartier Gagarine fait partie du Programme National pour la Rénovation Urbaine (PNRU), lancé par l’ANRU. L’objectif est de transformer ces secteurs considérés comme « fragiles » et classés en Zones Urbaines Sensibles (ZUS). La rénovation a déjà commencé pour 490 quartiers répartis entre la métropole et les outre-mer. « Quand on créé un espace nouveau, on crée de la société. Il y a un lien constant entre l’urbanisme et l’évolution des milieux sociaux », relate Alain Bourdin.

Le PNRU cherche à transformer les ZUS qui présentent une forte concentration de familles en difficultés sociales et économiques. Il intervient dans les villes où les cités font fuir les éventuels nouveaux locataires et les commerçants à cause de l’insécurité ambiante. La rénovation urbaine est guidée par la volonté d’offrir une meilleure qualité de vie et de mettre fin au phénomène de ghettoïsation. C’est précisément le but recherché avec les travaux de la cité Gagarine.

Un beau projet, pas fait pour les gens de la cité

Un sentiment d’incompatibilité plane cependant dans les allées de la cité. Certains pensent que ce projet ne leur est pas dédié. Plus encore, il favoriserait plutôt la « boboïsation » des villes proches de Paris. « Avec ce projet, on a l’impression qu’ils veulent dégager les Ivryens. Ils proposent de quitter la cité pour des logements plus chers, au-dessus des moyens des habitants de Gagarine. Alors la seule solution pour eux c’est de quitter Ivry », dénonce Riad Bekaebir. Le trentenaire habite le quartier depuis l’enfance. Ici, il connaît tout le monde. Au comptoir du bar-tabac, il s’inquiète de voir les frontières de Paris s’étendre et les petits commerçants disparaître. Avec son ami Ahmed Naas, il critique plus généralement le projet de la métropole du Grand Paris. « A cause de ça, le quartier va se boboïser. C’est un beau projet mais il n’est pas fait pour les gens de la cité, comme nous. »

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Ahmed Naas (à gauche) et Riad Bekaebir (à droite) finissent leur café devant le bar-tabac de la rue Saint-Just.

Améliorer les cités et permettre d’y rester 

Cette crainte, Thomas Degos, directeur général de la métropole du Grand Paris, la comprend. Il admet que ce phénomène s’est déjà produit à l’intérieur de Paris. « En y améliorant la qualité de vie, on a entraîné la hausse des prix et des habitants de longue date n’ont pas pu y rester. Ils ont dû s’éloigner de la capitale », explique-t-il. La même gentrification risque effectivement de se produire en rénovant les quartiers défavorisés de la petite couronne.

Le directeur général pointe une ambivalence dans ce projet de rénovation urbaine. D’une part, il refuse de laisser les gens évoluer avec une qualité de vie médiocre. Il faut donc améliorer le quotidien et l’esthétique des anciennes cités tout en permettant à leurs habitants d’y rester. Pour cela, il faut « maîtriser le foncier grâce à des outils de régulation adaptés ». D’autre part, pour des raisons de mixité sociale, la hausse du prix des logements est parfois nécessaire afin d’attirer de nouvelles populations dans les quartiers populaires.

Le Grand Paris vise à intégrer ses 131 communes « dans un espace homogène », détaille Thomas Degos. « On veut respecter la diversité des territoires en apportant des solutions de logement. » Le modèle urbain de la métropole du Grand Paris ambitionne d’harmoniser le territoire et d’intégrer de la mixité sociale dans tous les quartiers. Dans l’idéal, 40 000 logements devraient être créés chaque année. La rénovation urbaine préexiste au projet du Grand Paris, qui l’a intégrée à sa politique. Il y a une volonté des communes et de la métropole de faire évoluer les cités des années 60. Thomas Degos résume son projet : « On veut donner un sentiment d’appartenance métropolitain à l’ensemble de l’Île-de-France ».

Gautier VIROL et Ambre LEPOIVRE