Guilhem Malissen, de stand-upper à organisateur

A 31 ans, Guilhem fait du stand-up et a créé son plateau d'humour au sein de la Brasserie Barbès.

A 31 ans, Guilhem fait du stand-up et a créé son plateau d’humour, « Dimanche Marrant », au sein de la Brasserie Barbès. JG-C

Il est youtubeur, animateur d’un podcast culinaire, organisateur d’événements et humoriste. A 31 ans, Guilhem Malissen fait partie de la jeune garde du stand-up français. Depuis deux ans, il enchaîne les scènes de stand-up parisiennes et a même créé la sienne à la brasserie Barbès, bistrot bobo du 18e arrondissement, « Dimanche Marrant. » Depuis la rentrée 2016, tous les dimanches soirs, il anime ce rendez-vous d’humour d’une heure et demie où des humoristes testent leurs blagues devant une cinquantaine de spectateurs.

Originaire de Marseille, le jeune homme est installé à Paris depuis de nombreuses années, ville où il a été photographe, vidéaste et DJ avant que son amour pour le stand-up américain le pousse à se lancer. « Mon parcours n’a rien à voir avec ce que je fais maintenant mais j’ai toujours été fasciné par les stand-uppers américains, si bien que j’ai appris à parler très bien l’anglais pour les comprendre. » Désormais, il joue au Paname Art Café, au One More Joke ou ailleurs, où il est payé au chapeau, un revenu entre 30 et 80 euros par soir, « un quart de mon revenu. » Une source de plaisir avant tout, donc. « Je trouve que le stand-up, c’est un art parfait. Il suffit d’avoir un micro et tu peux faire rire ou faire réfléchir », sourit-il. Mais c’est la production de vidéos pour les marques et l’événementiel qui le font vivre.

Avant de lancer « Dimanche Marrant », Guilhem était hésitant. « C’est compliqué d’avoir le double rôle, être curateur de quelque-chose en sachant que je faisais moi-même de l’humour. » Il a commencé à faire jouer ses potes, et aujourd’hui, les artistes viennent spontanément. Mais il sélectionne quand même : « Je pense toujours au public, qui, souvent, a peur que ça soit malaisant. Alors j’essaie d’avoir une majorité de stand-uppers talentueux, parfois avec des plus juniors en qui je crois. »

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Laëtitia Lienhard et Joséphine Gruwé-Court

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