Grève Air France : un avion sur quatre cloué au sol

Ce mardi, un avion Air France sur quatre ne volera pas. Onze syndicats de tous les métiers du groupe aérien appellent à deux nouveaux jours de grève. Ils réclament 6% d’augmentation générale de leurs salaires, au moment où les résultats de l’entreprise s’améliorent.

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Quelles perturbations sur le trafic aérien attendues ce mardi ?

Le taux de 75% des vols assurés en moyenne mardi est semblable à celui des quatre premiers jours de grève. Il était de 70% samedi pour la cinquième journée de mobilisation. Le groupe aérien anticipe le maintien mardi de 65% des vols long-courriers, 73% des moyen-courriers depuis et vers Roissy, et 80% des court-courriers à Orly et en région.

Pourquoi font-ils grève ?

L’intersyndicale de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d’hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et Sud), réclame, comme l’Unac, une augmentation de 6% des salaires, après sept années de gel, au titre des efforts passés et des bons résultats de l’entreprise, alors qu’Air France propose 1%.

La direction réplique en effet que « la dynamique de croissance n’est pas assez solide pour accorder de telles revalorisations », qu’elle chiffre à 240 millions d’euros par an. Elle a décidé d’appliquer en 2018 une augmentation générale – la première depuis 2011 – de 0,6% au 1er avril et 0,4% au 1er octobre. Avec les augmentations individuelles (1,4% pour les personnels au sol) et l’intéressement (130 millions d’euros), l’entreprise affirme redistribuer « 200 millions d’euros » à ses salariés. 35,3% pour les pilotes, 20,2 % pour les personnels navigants commerciaux et 13 % pour les personnels au sol sont en grève.

Quel coût ?

L’impact sur le résultat d’exploitation d’Air France des sept jours de grève entre le 22 février et le 11 avril est estimé à 170 millions d’euros.

Les agences de voyage, qui émettent chaque jour 100.000 billets Air France et SNCF, ont également fait part de leur inquiétude lundi, indiquant faire face à des frais « supérieurs à un million d’euros » début avril en raison des grèves dans l’aérien et le ferroviaire, qui les obligent à réorganiser de multiples trajets.

Et pour la suite ?

Les syndicats appellent également à la grève les 17 et 18 avril, ainsi que les 23 et 24 avril.

Joséphine Gruwé-Court

 

 

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